Elodie Réflexologie Nantes

Histoire de la réflexologie

Et si l’histoire de la réflexologie vous devenait familière ? Mais comment ? A première vue, en connaissant son parcours, ses racines ancestrales et peut-être ensuite en l’essayant.

Je vous partage ici les grandes lignes de la réflexologie, d’un point de vue holistique et scientifique. Pour que vous puissiez vous projeter et permettre une transmission à travers le monde et les générations futures. Etes-vous prêt(e) ?

La naissance de la Réflexologie

La réflexologie est d’abord multi-culturelle.

Née 12 000 ans avant J-C. au Pérou, la réflexologie fut pratiquée comme un massage réflexe du corps, par les Incas. Cette civilisation ancienne réalisait et cultivait le massage réflexe des pieds, qu’elle considérait comme un art sacré. D’ailleurs pour eux, les pieds symbolisaient le lien reliant l’homme à l’univers qui l’entoure.

Les Incas auraient ensuite transmis ce savoir aux indiens d’Amérique du Nord, principalement aux Cherokee.

La réflexologie a également d’autres origines : égyptiennes, grecques et asiatiques. En effet, elle y est pratiquée depuis plus de 5000 ans. Essentiellement à partir d’une fresque retrouvée en 1899 à Saqqarah, nous savons que des soins de réflexologie étaient réalisés sur les pieds et les mains des patients.

Reproduction d'une partie du tombeau d'Ankhmahor (Saqqarah, 2230 avant J.-C.) nommé "la tombe des physiciens"
Reproduction d’une partie du tombeau d’Ankhmahor (Saqqarah, 2230 avant J.-C.) nommé « la tombe des physiciens »

A ce propos, en Chine le mot pied signifie « partie du corps qui sauvegarde la santé ». Pour eux, il s’agit d’une partie spirituelle du corps. La réflexologie y est d’ailleurs pratiquée depuis plus de 5000 ans et fait partie intégrante de la médecine chinoise.

L’évolution de la Réflexologie en Occident

Faisons maintenant un bon en avant de plusieurs siècles !

Sachez que que certaines personnes ont utilisé la réflexologie, telles que Benvenuto Cellini en auto-traitement (orfèvre et sculpteur italien ; 1500-1571) ou le Président Américain James Abram Garfield (1831-1881).

Au début du XXème siècle, le « massage réflexe » change de terme pour devenir « réflexologie », autrement dit l’étude des réflexes. A cette période, la réflexologie, fut développée en Occident par des médecins américains et européens. Ils ont alors étudié le rôle des réflexes au sein du système nerveux. Les premières études scientifiques reposent sur des travaux neurologiques européens menées à la fin de XIXème siècle.

Théorie des réflexes

C’est ainsi qu’en 1870, un médecin et physiologiste russe nommé Ivan Pavlov (1849-1936), établit sa « Théorie des réflexes conditionnés ». Celle-ci met en évidence un lien direct entre un stimulus et une réaction. Ainsi, pour obtenir une réaction il faut déclencher un stimulus. De ce fait, les stimuli réalisés par pressions sur des zones réflexes du pied ont une action sur le système neuro-végétatif, qui lui-même contrôle le fonctionnement autonome des glandes, muscles et organes.

D’ailleurs, en 1890, Sir Henry Head, un neurologue anglais, met en évidence les « dermatomes » ou « zones de Head ». Globalement, les dermatomes sont des zones de la peau connectées à certains organes du corps, à l’aide de terminaisons nerveuses.

C’est ensuite en 1902, que le docteur Alfons Cornelius propose et pratique une technique de massage réflexe. Selon sa technique, il serait primordial de focaliser les pressions et mouvements répétitifs sur les zones douloureuses. Si bien qu’il a écrit un livre, intitulé « Les points nerveux, leur signification et traitement ».

Thérapie des zones

Quelques années plus tard, trois professionnels visionnaires permettent d’établir les premiers liens scientifiques à la réflexologie. En 1915, c’est le docteur William Fitzgerald (1872-1942), médecin américain, qui découvre et publie la « Thérapie des Zones ». Plus précisément, cette découverte majeure est basée sur la neurophysiologie médicale. Il s’agit de dix zones longitudinales égales, qu’il a précisément délimitées sur le corps humain. Elles sont réparties de chaque côté de la ligne médiane. En 1919, c’est au tour du docteur Joseph Riley, également médecin américain, de publier un livre intitulé « Zone therapy simplified ».

Et plus récemment, dans les années 1930, c’est Mme Eunice Ingham, kinésithérapeute et collaboratrice de ces deux médecins, qui fait connaître la réflexologie plantaire au grand public. D’après les recherches de ses confrères, elle pratique et élabore une cartographie précise, mettant en relation les zones/points du pied et les parties du corps (organes, muscles, glandes, etc.). En 1939, elle publie un livre à ce sujet : « Ce que les pieds peuvent raconter grâce à la réflexologie ». Celui-ci a démocratisé la réflexologie auprès du grand public. Eunice Ingham a transmis son enseignement dans le monde entier et a ouvert la première école de réflexologie aux Etats-Unis.

D’ailleurs, l’enseignement que j’ai reçu et qui me permet d’exercer depuis 2016, est issu de la technique « Eunice Ingham ».

Les points réflexes

S’en suivent alors de nombreuses études et livres à propos des « massages réflexes », longtemps pratiqués par des ostéopathes, chiropracteurs et kinésithérapeutes. Prenons les exemples de trois chiropracteurs américains. Tout d’abord, Chapman en 1930 ou Georges Goodheart en 1960 qui fait le lien entre les points de Chapman et les muscles. Et enfin, John Thie qui publie un livre intitulé « La santé par le toucher ». Il y nomme les points de Chapman, « Les points réflexes neuro-lymphatiques », et établit une cartographie de ces points.

Toutes ces avancées médicales ont un point commun : celui de mettre en avant que la stimulation d’une partie du corps agit sur une partie éloignée.

La Réflexologie moderne en Europe

En Allemagne

La réflexologie continue d’évoluer à travers le temps grâce aux recherches mises en avant, notamment celles effectuées en Allemagne.

En effet, le docteur Wolfgang Kohlrausch publie plusieurs livres entre 1937 et 1961, dont « Les bases du massage réflexe » et « Massage des zones réflexes dans la musculature et dans le tissu conjonctif ». Ensuite, en 1952, le docteur Teirich-Leube publie un ouvrage intitulé « Massage des zones réflexes dans le tissu conjonctif en présence des maladies rhumatismales et des maladies des organes internes ». Enfin, une physiothérapeute, Elisabeth Dicke, publie à son tour un livre en 1958 intitulé « Mon massage du tissu conjonctif ».

En France

En ce qui concerne la pratique de la réflexologie en France, ce n’est que dans les années 1990 que les premiers réflexologues commencent à se former pour exercer (hormis professionnels de santé).

Entre temps, le docteur Paul Nogier découvre l’auriculothérapie dans les années 1950. C’est ensuite notamment grâce au travail du docteur Jean Bossy (1929-2009), professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier, que les principes de la réflexologie sont avancés. Plus précisément, il a publié plus de 200 articles au sujet de la neuroanatomie, l’organogénèse, l’acupuncture et la réflexothérapie. D’ailleurs, son livre « Bases neurologiques des réflexothérapies », publié pour la première fois en 1975, reste une référence.

En Angleterre

Je souhaite également vous parler de Raymond Richard (1942-2011). Il était ostéopathe, auteur, président de l’International Council of Osteopaths, mais également fondateur et directeur de l’Osteopathic Research Institute. Parmi la dizaine d’ouvrages qu’il a écrit et publié, je vous citerais celui en 2001 : « Techniques réflexes conjonctives, périostées et dermalgies viscéro-cutanées ». Il a transmis son savoir à de nombreux professionnels, dont Elisabeth Breton qui enseigne à son tour la réflexologie « occidentale », à partir de ces techniques. Bien plus qu’une simple réflexologue, elle insuffle et participe activement aux recherches scientifiques dans le but de mettre en avant l’apport de la réflexologie. Mais pas que ! Retrouvez ici les différentes études : « La réflexologie moderne ou neurophysiologique » et « Etude – Gestion du Stress » en 2017, « Apport de la réflexologie dans le degré d’exposition au burnout et dans l’amélioration de la symptomatologie du burnout » et « Apport de la réflexologie (massage réflexe plantaire) dans la prise en charge des troubles fonctionnels intestinaux (TFI) » en 2019, etc.

Le rôle de la transmission et de la recherche est essentiel pour continuer d’avancer au sujet du mécanisme d’action de la réflexologie.

Edzard Ernst, médecin britannique, donne sa définition de la réflexologie : « Méthode thérapeutique faisant appel à la pression manuelle appliquée sur des régions spécifiques, ou zones, des pieds (et parfois des mains ou des oreilles) réputées correspondre à des régions du corps, afin de faire disparaître le stress, ainsi que de prévenir et de traiter les troubles physiques » (source : « Médecines alternatives : le guide critique » – 2004).

Essayez la Réflexologie pour mieux en parler !

L’histoire de la réflexologie le prouve. Etre Réflexologue c’est accompagner chaque personne en prévention, vers un bien-être et une santé durable. C’est aussi collaborer en complémentarité avec des professionnels de santé, paramédicaux, praticiens bien-être et d’autres partenaires. Etre Réflexologue, c’est également participer aux recherches scientifiques, dans le but d’avancer le maximum de preuves. Et pour qu’un jour la réflexologie soit remboursée par les mutuelles complémentaires !

La réflexologie est un outils d’accompagnement complémentaire à effets thérapeutiques, axée sur la prévention & la gestion du stress, la santé durable et le mieux-être.

Elodie Rousselle
Elodie Rousselle

Réflexologue certifiée depuis 2016 – titre RNCP (reconnu par l’Etat)
Membre ARRNCP (Association des Réflexologues RNCP)
Réflexologie plantaire, palmaire, crânien et facial
Spécialisée en Prévention – Gestion du Stress et Douleurs depuis 2016
Analyse de la Posture

Particuliers & Entreprises

06.47.61.54.00
www.rousselle-reflexologie.fr

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